Archive for the 'Uncategorized' Category

A Belfast

Ma boîte m’invite régulièrement , mes collègues et moi, à participer fréquemment à des incentives. Mais dans la plupart des cas, c’est à mon sens une perte de temps. Mais en de rares occasions, il m’arrive d’assister à un incentive atypique. Et j’ai été amené à en suivre un compètement fou il y a quelques jours à Belfast. Ce qui est certain, c’est que ça nous a perturbés, mes camarades et moi. Par exemple, quand nous sommes arrivés dans le théâtre, nous avons voulu nous asseoir dans les fauteuils. Mais on nous a alors demandés de gagner l’estrade, où nous sommes restés toute la journée. C’est mieux que de suivre un discours abstrait expliquant qu’il ne faut pas rester simple spectateur ! En outre, on nous a proposé de nous rassembler par équipe opérationnelle. Ce qui était là aussi une première. Traditionnellement, on nous demande de travailler sur un sujetplutôt convenu. Mais cette fois, nous avons cette fois du faire face à un sujet un tantinet plus épineux à débattre : « Quelles actions précises l’équipe d’à côté devrait-elle mettre en place pour gagner en efficacité ? ». Je ne vous explique pas le grand moment de silence quand on a compris qu’il fallait remettre en question les efforts des collègues. En dépit de ça, les équipes ne se sont pas ménagées les unes les autres. Et quand la présentation des pistes d’amélioration, j’en ai vu quelques-uns qui s’en sont pris plein la tête. Il faut dire que pour la plupart des équipes, les listes d’actions à mettre en place étaient un peu longuettes ! Au final, chaque équipe concernée a dû certifier qu’elle allait mettre en application une partie des propositions recommandées. Cette méthode nous a un peu désarçonné, mais elle a pas mal amélioré le travail des équipes. J’ai beaucoup apprécié l’approche singulière  de cet événement, bien plus profitable que les traditionnels brainstormings où l’on pinaille pendant des heures. Je vous invite à regarder le site de l’agence qui a géré cet incentive, si vous souhaitez voir de quoi ça a l’air. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur cette expérience incentive à Belfast qui est très bien élaboré sur ce thème. http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-en-irlande/

Published in:Uncategorized |on juin 12th, 2017 |Comments Off

En attendant Trump

Le monde entier attend mais Donald Trump semble décidé à faire durer le suspense sur l’accord de Paris sur le climat: au moment où plusieurs médias américains annonçaient son intention de s’en retirer, il se contentait d’un tweet promettant une décision « dans les prochains jours ». Conclu fin 2015 dans la capitale française par plus de 190 pays sous l’égide de l’ONU, cet accord vise à limiter la hausse de la température mondiale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Un retrait américain serait une véritable déflagration, 18 mois après cet accord historique, dont Pékin et Washington, sous la présidence de Barack Obama, furent des architectes centraux. « J’annoncerai ma décision sur l’accord de Paris dans les jours à venir. RENDRE SA GRANDEUR A L’AMERIQUE! », a tweeté Donald Trump, sans autres précisions. La Maison Blanche restait de son côté muette. La question a profondément divisé la sommet de G7 qui vient de s’achever en Sicile, tous ses participants, à l’exception du locataire de la Maison Blanche, ayant réaffirmé leur engagement envers cet accord sans précédent. « Je prendrai ma décision finale sur l’accord de Paris la semaine prochaine ! » avait lancé dans un tweet le président américain à l’issue de ce sommet houleux. Pendant sa campagne, l’homme d’affaires septuagénaire, qui martèle vouloir mettre fin à la « guerre contre le charbon », avait promis d’ »annuler » cet accord. Mais depuis son installation à la Maison Blanche, le 20 janvier, il avait envoyé des signaux contradictoires, reflets des courants contraires qui traversent son administration sur la question climatique mais aussi, au-delà, sur le rôle des Etats-Unis dans le monde et leur rapport au multilatéralisme. Le patron de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), Scott Pruitt, s’était ouvertement prononcé pour une sortie de l’accord, jugeant qu’il était « mauvais » pour l’Amérique. Le monde des affaires s’était, dans sa grande majorité, prononcé pour un maintien au sein de l’accord de Paris. Une douzaine de grands groupes, parmi lesquels le pétrolier ExxonMobil, le géant de l’agrochimie DuPont, ou encore Google, Intel ou Microsoft, avaient pressé Donald Trump de ne pas en sortir. – « Handicap » pour la croissance – Une solution mise en avant par certains responsables de l’administration consistait à rester dans l’accord tout en lançant un réexamen des objectifs américains.

Published in:Uncategorized |on juin 8th, 2017 |Comments Off

Le nouveau plan Merkel pour l’Europe

La chancelière fédérale allemande Angela Merkel, largement connue pour sa politique d’accueil des migrants, annonce des mesures plutôt restrictives en matière de circulation des personnes à l’intérieur de l’Union européenne: il s’agit d’un registre unique pour ceux qui y entrent et en sortent. L’instauration d’un registre unique européen chargé de fixer les données sur toutes les personnes qui pénètrent dans l’Union européenne et en sortent est en cours, indique la chancelière fédérale allemande Angela Merkel. La chancelière a tenu un discours au congrès sur le thème de la sécurité intérieure organisé par le groupe de l’Union chrétienne-démocrate et de l’Union chrétienne-sociale au Bundestag. « Nous avons créé un espace de liberté, soi-disant l’espace Schengen, où nous pouvons circuler librement, qui est marqué par les échanges commerciaux et les échanges de services libres, nous nous dirigeons vers le marché intérieur digital, […] mais l’espace de liberté et de sécurité a ses limites », a déclaré la chancelière fédérale allemande. Selon Angela Merkel, si les limites imposées par les demandes au sein de l’espace Schengen ne correspondent plus aux frontières nationales, les pays doivent apprendre à défendre leurs frontières extérieures.

Published in:Uncategorized |on mai 3rd, 2017 |Comments Off

Piloter un avion en simulateur

Aéroport Charles de Gaulle, samedi dernier.Légèrement impressionné, je pénètre dans le cockpit du 767 et prends place sur le siège du pilote, pendant que mon ami se met sur le siège en retrait près de la porte. Mon moniteur prend place à droite, dans le siège du copilote. J’attache ma ceinture à cinq points d’ancrage et prends le casque de commandant. C’est le moment d’effectuer l’indispensable checklists de contrôle. Quelques minutes plus tard, je demande finalement à la tour de contrôle l’autorisation de décoller. C’est le moment de laisser le plancher des vaches. Je pousse les gaz à fond. L’appareil accélère sur la piste et tout le cockpit se met à vibrer. L’appareil quitte la piste et je me retrouve collé contre mon siège. Je m’élève à 2000 pieds avant de faire un virage et de voir s’éloigner l’aéroport. En avant pour un vol plus qu’insolite. Je ne suis pas pilote. Et je ne suis pas sur vrai Airbus. Pourtant, de ma place, il n’est pas facile de reconnaître le virtuel du réel. Je suis dans un simulateur de vol. Si vous pensez avoir déjà testé un simulateur de vol parce que vous avez joué à X-Plane 10, inutile de faire le rapprochement. On est loin de Flight Simulator X. Il s’agit ici d’un simulateur à usage professionnel , utilisé par les compagnies à entraîner leurs pilotes de ligne. Ces simulateurs ont été agréés par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). L’habitacle est la reproduction vraie d’un A320. La cabine fermée est dressée sur des vérins électriques, qui copie tout ce qu’on peut ressentir en vol : les poussées, décélérations, inclinaison, le ronronnement des moteurs. L’appareil reproduit le réel à 99% ! L’appareil reproduit aussi à la perfection les conditions météorologiques : lumière, ciel nuageux, soleil couchant… Le vol est à la carte, et l’on peut déterminer l’aéroport de départ (parmi quelques 24000 disponibles, mais aussi les modalités de vol :conditions climatiques, défaillance technique…). J’ai sélectionné un trajet Newark-New York, de nuit et par beau temps. Une aventure que je ne suis pas près d’oublier ! La simulation était si complète que j’ai éprouvé le décalage horaire à la sortie. Je m’étais posé à la tombée du jour et nous étions encore le matin au dehors ! Retrouvez toutes les infos sur ce simulateur de vol en suivant le lien. http://www.simulateurdevol.fr

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Published in:Uncategorized |on mai 2nd, 2017 |Comments Off

Voitures sans chauffeur: Google poursuit Uber pour vol de technologies

La série noire se poursuit pour Uber. Cette fois, c’est Waymo, la filiale d’Alphabet spécialisée dans le développement des fameuses “Google Car” qui attaque Uber et sa start-up Otto pour vol de secret industriel et violation de brevet. La course aux voitures autonomes a pris un tournant judiciaire jeudi avec les poursuites lancées par un pionnier du secteur, Waymo (ex-Google Car), pour vol de technologies contre Uber, présent sur le créneau avec sa filiale Otto. Waymo est, comme le géant internet Google, une filiale de la holding américaine Alphabet. L’entreprise avait été créée en fin d’année dernière pour rassembler les travaux du groupe sur les voitures sans chauffeurs, les fameuses “Google Car”. Sa plainte, déposée jeudi devant un tribunal de San Francisco, affirme que “Otto et Uber ont pris la propriété intellectuelle de Waymo afin de pouvoir s’épargner le risque, le temps et les dépenses liés au développement indépendant de leurs propres technologies”. “En fin de compte, ce vol calculé a rapporté plus d’un demi milliard de dollars aux salariés d’Otto et permis à Uber de ranimer un programme bloqué, tout cela aux dépens de Waymo”, ajoute le document. Otto est une startup spécialisée dans les logiciels de conduite autonome pour les camions. Créée l’an dernier par d’ex-salariés de Google, elle avait été rachetée quelques mois plus tard par Uber qui cherchait à accélérer ses propres efforts en la matière. Waymo chiffre le prix de vente à 680 millions de dollars. “Nous prenons très au sérieux les allégations faites contre des salariés d’Otto et Uber, et nous allons examiner attentivement la question”, a sobrement réagi jeudi le service de réservation de voitures dans un courriel. Waymo poursuit Otto et Uber pour vol de secret industriel et violation de brevet. La compagnie réclame un procès devant un jury afin de leur interdire d’utiliser ses technologies, ainsi que des dédommagements pour un montant non précisé. Le litige porte plus particulièrement sur des capteurs lasers dits “Lidar”, permettant à un véhicule de “voir” les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui, et dans lesquels Waymo affirme avoir investi “des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d’heures d’ingénierie”. Waymo dit avoir découvert le pot aux roses après avoir été ajoutée accidentellement aux destinataires d’un courriel envoyé par un sous-traitant. Le courriel contenait en pièce jointe des schémas de circuits imprimés pour Uber ayant “une ressemblance frappante avec [ses] propres designs hautement confidentiels”. La plainte vise plus particulièrement Anthony Levandowski, qui supervise aujourd’hui les efforts d’Uber dans les voitures sans chauffeur et avait travaillé jusque début 2016 sur la Google Car avant de cofonder Otto. Waymo dit avoir découvert des preuves que Anthony Levandowski a illégalement téléchargé plus de 14 000 dossiers confidentiels avant son départ. Les véhicules autonomes suscitent actuellement énormément d’intérêt, tant des grands constructeurs mondiaux (qui font miroiter pour certains une production en série aux alentours de 2020) que de plusieurs grands acteurs du secteur technologique. Google travaille sur ces technologies depuis 2009 et affiche aujourd’hui l’une des flottes de tests les plus larges. Le géant technologique est notamment en train d’y ajouter une centaine de monospaces commandés l’an dernier à Fiat Chrysler. Uber a toutefois récemment mis les bouchées doubles pour se positionner sur ce marché émergent, et des rumeurs récurrentes prêtent également à Apple des ambitions en la matière. Waymo a d’autant plus intérêt à protéger ses technologies que son patron, John Krafcik, travaille désormais à les commercialiser. Lors du salon automobile de Detroit en janvier, il s’était positionné comme un potentiel fournisseur pour les constructeurs en se disant prêt à leur livrer une “plateforme logicielle et matérielle”, alliant notamment les fameux Lidar avec les programmes d’intelligence artificielle capables d’interpréter leurs données. L’affaire tombe dans tous les cas particulièrement mal pour l’image de marque d’Uber, actuellement en pleine série noire. Son patron Travis Kalanick a dû démissionner au début du mois d’un forum de chefs d’entreprises chargés de conseiller Donald Trump, suite à une première fronde d’utilisateurs critiquant sa réaction jugée trop tiède aux mesures anti-immigration du président américain. Et les appels à cesser d’utiliser le service sont repartis de plus belle après des accusations dimanche d’une ex-salariée, qui a dénoncé un sexisme généralisé dans l’entreprise et son refus de sanctionner un supérieur qui la harcelait sexuellement. µ

Published in:Uncategorized |on mars 24th, 2017 |Comments Off

Déploiement de l’autopartage

Preuve de l’intérêt accordé par les acteurs historiques de l’automobile à l’émergence de ces nouvelles entreprises et de ces nouveaux services, des loueurs privés comme Hertz ou Avis ont lancé de nouvelles filiales (Connect by Hertz, Okigo pour Avis) censées répondre aux évolutions du marché de la mobilité. De même, des constructeurs automobiles proposent des services qui pourraient s’apparenter à de l’autopartage par leur ambition. PSA a notamment pris cette direction avec son service Mu. Toutefois, la location d’une voiture étantconditionnée par l’ouverture de la concession, cette activité n’entre pas, stricto sensu, dans le périmètre décrit ici. Renault propose dans une perspective du même type un service R-Access, qui permet aux ZOE, Clio et Captur de disposer d’un boitier d’ouverture à distance en première monte. Les véhicules ainsi équipés sont prédisposés à servir de support à une future activité d’autopartage. Dans la même posture « proactive », le constructeur s’est allié avec Bolloré pour fournir un service d’autopartage BtoC en Indonésie19. Parallèlement, de nouveaux acteurs font également leur apparition et commencent à se positionner sur ce marché naissant de la mobilité partagée. Nous pouvons citer par exemple la société Wattmobile qui, en juin 2014, a lancé son service de location de quadricycles ou de scooters électriques en libre-service sur les parkings des gares SNCF. Plus récemment encore, l’entreprise, spécialisée dans l’installation de stations de petits véhicules électriques a noué un partenariat avec la SNCF pour permettre aux abonnés « Voyageur » de la société de rail, de louer des véhicules via une application dédiée appelée iDPass. La carte fidélité SNCF permet de faire démarrer le véhicule sans badge spécifique20. En 2015, Wattmobile équipera une vingtaine de gares réparties dans toute la France et ambitionne d’étendre son offre à Londres et/ou à Bruxelles. Lancé dans quatre gares : Paris Gare de Lyon, Marseille Saint-Charles, Lille Flandres et Lyon Part-Dieu, le service est principalement destiné aux usagers du rail ayant un besoin de mobilité ponctuel. Dans cette optique, la location courte durée d’un petit véhicule électrique est présentée comme une solution de mobilité plus efficace que les transports en commun. Après une première levée de fonds de 400 000 € en 2012, la PME emploie actuellement huit personnes en région Rhône-Alpes. Parmi les financeurs, on trouve le français Full Charger, spécialisé dans la fourniture de bornes de recharge électrique et investisseur principal. On trouve également des sociétés comme le Crédit Coopératif, Total Développement, EADS Développement ou encore SNCF Développement. De même, le leader mondial de l’autopartage Zipcar a ouvert en septembre 2014 son premier dispositif en France, en mettant à disposition des Parisiens 100 véhicules, de l’utilitaire à la voiture citadine, répartis dans 60 stations en parking souterrain. Source: http://www.lesplusbellesvoitures.com

Published in:Uncategorized |on janvier 9th, 2017 |Comments Off

Mémoire

Si la Résistance et la collaboration ont été le sujet de nombreuses oeuvres, rares sont celles qui racontent les prisonniers de guerre français. Il y a trois ans presque exactement, je consacrais l’une de mes chroniques d’été à un livre qui m’avait bouleversé. Dans Quelle histoire, un récit de filiation (1914-2014), l’historien Stéphane Audoin- Rouzeau, abandonnant assez courageusement à la veille du centenaire de la Grande Guerre l’écriture académique et universitaire, choisissait de traquer à travers son histoire familiale les failles psychologiques laissées par le conflit dans l’inconscient des générations survivantes. La guerre, contrairement à ce qui a trop souvent été dit ou écrit, laisse chez ceux qui en reviennent une fragilité parfois insoupçonnable mais ravageuse. Depuis, ce livre est devenu un best-seller de l’édition et a certainement évoqué plus profondément les effets de la guerre de 1914-1918 sur notre société que bien des sommes assommantes. C’est à un voyage un peu similaire qu’invite Sine die, le livre discret publié aux Éditions Illador par l’ambassadeur Alain Briottet qui, après une carrière diplomatique brillante, préfère, plutôt que de révéler, comme certains de ses collègues, les secrets des chancelleries, affronter le destin d’un père officier prisonnier d’un oflag quelque part en Poméranie. Si la littérature et surtout le cinéma français ont mis en scène la Résistance puis la collaboration dans un étrange mouvement de balancier qui a d’abord voulu faire de la France une patrie de héros avant d’en faire un pays de salauds, les deux millions de prisonniers français qui se sont retrouvés dans des stalags après la débâcle ont rarement retenu l’intérêt des auteurs, des cinéastes et, disons-le, du public. On exceptera bien sûr la Vache et le Prisonnier, sorte d’ode géniale et burlesque à la “débrouillardise” française, mais le père d’Alain Briottet n’est pas Fernandel et son destin ne prête pas à la dérision. Il est l’un de ces 40 000 officiers français qui, après une “drôle de guerre” qui ne faisait rire que les chansonniers, furent les premiers prisonniers de la ligne Maginot avant d’être ceux du IIIe Reich. Ces hommes, le plus souvent issus de l’élite sociale et intellectuelle du pays, ont été rayés de notre mémoire collective. Non seulement ils avaient perdu la guerre dans des conditions déshonorantes, et parfois sans avoir même tiré un coup de fusil, mais surtout ils furent absents de l’histoire de leur propre pays pendant près de cinq ans. De l’Occupation, de la collaboration, de la Résistance et surtout de la Libération, ils ne furent ni les acteurs ni même les simples témoins. Après avoir été les soldats de la débâcle puis les soldats fantômes d’une armée française tombée aux mains de l’ennemi, ils furent aux yeux de leurs familles et parfois de leurs propres enfants des revenants bien encombrants. En Pologne, le massacre de Katyn avait réduit au silence éternel les officiers vaincus de l’armée polonaise. En France, ce fut l’indifférence qui se chargea de les faire oublier. C’est cette confrontation entre la France défaite et la France libérée qu’Alain Briottet décrit avec une pudeur dont la poésie retenue n’est pas la moindre des qualités.

Published in:Uncategorized |on décembre 21st, 2016 |Comments Off

Ce pape qui nous dérange

Il ne faut pas attendre du pape qu’il prêche une nouvelle croisade contre les infidèles ou qu’il s’éloigne d’un iota du message d’un Évangile dont il est le gardien. A la différence de ces prédécesseurs, le pape François parle beaucoup et souvent. À peine rentré des Journées mondiales de la jeunesse, à Cracovie, il s’est rendu à Assise sur le lieu même où vivait saint François auquel il a emprunté son prénom pour tout son pontificat, afin de faire un discours magnifique sur le pardon et la patience de Dieu. Mais, disons-le franchement : beaucoup de catholiques ont été choqués par certains propos qu’il a tenus dans l’avion qui le ramenait de Pologne. Interrogé par un journaliste français sur l’assassinat du père Jacques Hamel : il a refusé de condamner le terrorisme islamiste. « Je n’aime pas parler de violence islamique, a-t-il déclaré avant d’ajouter : si je parlais de violence islamique, je devrais également parler de violence catholique. Tous les musulmans ne sont pas violents ; tous les catholiques ne sont pas violents. Je crois que dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe fondamentaliste. Mais on ne peut pas dire — je crois que cela n’est pas vrai et que ce n’est pas juste — que l’islam est terroriste. » Naturellement ce sont des paroles difficiles à entendre pour des catholiques français qui ont vécu le martyre de ce vieux prêtre comme l’esquisse d’une guerre de religion. Depuis plusieurs semaines, je reçois beaucoup de courrier de lecteurs qui, après avoir été enthousiasmés par l’élection de ce pape sud-américain, jésuite, et si désireux de remettre la pastorale au coeur de son action, se trouvent décontenancés par ses déclarations sur les migrants, par les conclusions du synode sur la famille, ou par son refus de faire l’amalgame entre l’islam et les agents de la terreur envoyés en Europe par le groupe État islamique. Mais que donc le pape François peut-il dire d’autre que le message de l’Évangile ? Quand Jésus-Christ dit : « Frappez et l’on vous ouvrira », le successeur de saint Pierre ne peut pas dire qu’il faut rejeter à la mer tous les réfugiés qui viennent chercher en Europe un monde meilleur. Cela ne l’a pas empêché d’ajouter — et il a été l’un des premiers à le dire à voix haute — que parmi ces migrants il y avait probablement des terroristes. De la même manière en refusant de condamner l’islam tout entier, le souverain pontife veut éviter tout engrenage qui déboucherait sur une guerre de religion et, surtout, que parmi les catholiques émergent des groupes fondamentalistes. Si l’on relit l’intégralité de ses propos, on s’aperçoit que ce pape, jésuite jusqu’au bout des ongles, est convaincu que les terroristes que nous devons combattre sont des nihilistes plus que des islamistes. Ils veulent détruire un mode de vie qui les gêne, une culture judéo-chrétienne qui les dérange et une société où ils n’ont pas leur place. C’est exactement ce qu’explique un spécialiste de l’islam comme Olivier Roy. Il ne faut pas attendre du pape François qu’il prêche une nouvelle croisade contre les “infidèles”, comme Innocent III avec la quatrième croisade ou Grégoire IX avec la sixième croisade menée par Frédéric II de Hohenstaufen. Cela ne l’empêche pas de déployer tous les moyens possibles pour protéger les chrétiens d’Orient martyrisés par Dae’ch. Il y a deux ans, revenant d’un voyage en Asie, il avait même insisté pour que son avion se pose à Bagdad, et c’est son entourage qui l’en a dissuadé pour des raisons de sécurité. Mais le rapprochement historique qu’il a mené et conduit avec le patriarche Cyrille de Moscou, que l’on sait très proche de Vladimir Poutine, avait pour but de faire en sorte que les Russes prennent part à cette mission de protection des chrétiens d’Orient et des lieux saints. Enfin, il ne faut jamais oublier que le pape François est le premier pape sud-américain de l’histoire. Il a été arraché à ses bidonvilles d’Argentine pour devenir tout d’un coup le pasteur de l’Église universelle et de son milliard de fidèles. Il a donc des réflexes, une culture et une histoire personnelle qui le portent à s’exprimer avec beaucoup moins de prudence et beaucoup plus de sens de la provocation que ses prédécesseurs. Mais en réponse à tous les lecteurs qui sont quelquefois tétanisés ou déconcertés par ce pape, je répondrais ce par quoi le génial avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour avait terminé sa magnifique plaidoirie lors du procès du général Salan. À quelques jours de l’Assomption de la Vierge : « Je dis qu’il ne faut pas jeter une ombre de deuil dans le printemps de Marie, qu’il ne faut pas placer dans l’avenir qui est devant nous le germe fondamental d’une discorde éternelle. Vous avez entre vos mains, le moyen d’accomplir un geste pour que se réalise, au bout de la nuit, la fragile et difficile unité des vivants. »

Published in:Uncategorized |on décembre 21st, 2016 |Comments Off

Voltige en L-39

Ce cadeau-là, vous pouvez me croire : je ne risque pas de l’oublier avant longtemps ! Dernièrement, j’ai en effet eu mon quota annuel de sensations lors d’un incroyable vol en avion de chasse, sur un L-39. Cela faisait un bail que je souhaitais en faire un, mais il est probable que je n’aurais jamais osé passer à l’acte. Ca requiert tout de même pas mal d’argent : j’aurais eu du mal à investir une telle fortune pour ma petite personne. Mais c’était compter sans l’intervention de ma chère et tendre, qui a résolu de me l’offrir sans même me prévenir. Et elle a attendu que nous soyons au Flunch pour me l’annoncer comme ça, l’air de rien. Pourquoi le Flunch, me direz-vous ? C’est juste parce qu’elle trouvé ça plus original que lors d’un dîner romantique. Elle m’a déclaré que si je me sentais redevable, je n’avais qu’à lui organiser une soirée en amoureux. J’ai intérêt à avoir de l’imagination quand je la lui organiserai, parce que là, elle a vraiment fait fort ! C’est quelque chose que j’aime vraiment chez elle, et ce depuis toujours : son côté imprévisible. Elle a toujours été comme ça, dès le premier jour. Je l’ai rencontrée pendant les études, au cours d’une soirée étudiante. Il n’était même pas minuit quand une fêtarde complètement soûle est venue vers moi. Elle ne se sentait pas bien et voulait aller aux toilettes. Je lui ai montré le chemin, puis ai dû la soutenir, et pour finir je lui ai tenu les cheveux pendant qu’elle vomissait. Je n’aurais jamais pensé à ce moment-là que j’avais rencontré la personne avec qui j’allais me marier ! Et c’est comme ça que bien des années plus tard, nous sommes devenus parents. Bizarrement, quand nos enfants nous demandent comment nous nous sommes rencontrés, ce n’est pas du tout cette version-là qu’elle leur donne ! Soit dit en passant, si vous ne savez pas quoi vous faire offrir pour votre anniversaire, ce vol en L-39 en vaut vraiment la pleine. Les sensations qu’offre un tel appareil sont clairement extraordinaires. D’ailleurs, je vous mets en lien le site par lequel ma femme est passé. En espérant que votre femme soit aussi imprévisible que la mienne ! Pour en savoir plus: https://www.tematis.com/vol-avion-chasse-l39-paris-pontoise.html

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Published in:Uncategorized |on octobre 28th, 2016 |Comments Off

La bonté

Une source de lumière sur le chemin de l’humanité est la bonté. Je ne suis pas de ceux qui croient à la perfection naturelle de l’homme et enseignent que la société le corrompt. De toutes les formes du mal celle qui m’effraie le plus est au contraire la forme héréditaire. Mais je me suis parfois demandé comment il se fait que ce vieux virus empoisonné des instincts vils, des vices inoculés dans le sang, tout l’amas des servitudes que nous lègue le passé, n’ait pas eu raison de nous. C’est sans doute qu’il y a autre chose. Cette autre chose est la bonté. Étant donné l’inconnu qui plane sur nos têtes, notre raison bornée, l’énigme angoissante et contradictoire des destinées, le mensonge, la haine, la corruption, la souffrance, la mort, que penser? que faire? À toutes ces questions réunies une voix grande et mystérieuse a répondu: Sois bon. Il faut bien que la bonté soit divine comme la confiance, comme l’espérance, puisqu’elle ne peut pas mourir, alors que tant de puissances lui sont contraires. Elle a contre elle la férocité native de ce qu’on pourrait appeler la bête dans l’homme; elle a contre elle la ruse, la force, l’intérêt, et surtout l’ingratitude. Pourquoi passe-t-elle blanche et intacte au milieu de ces ennemis sombres, comme le prophète de la légende sacrée au milieu des fauves rugissants? C’est parce que ses ennemis sont chose d’en bas et que la bonté est chose d’en haut. Les cornes, les dents, les griffes, les yeux pleins d’un feu meurtrier, ne peuvent rien contre l’aile rapide qui s’élance vers les hauteurs et leur échappe. Ainsi la bonté se dérobe aux entreprises de ses ennemis. Elle fait mieux encore, elle a connu quelquefois ce beau triomphe de gagner ses persécuteurs: elle a vu les fauves se calmer, se coucher à ses pieds, obéir à sa loi. Au cœur même de la foi chrétienne la doctrine la plus sublime et, pour qui sait en pénétrer le sens profond, la plus humaine est celle-ci: Pour sauver l’humanité perdue le Dieu invisible est venu demeurer parmi nous sous la forme d’un homme et il n’a voulu se faire connaître qu’à ce seul signe: La bonté.

Published in:Uncategorized |on août 31st, 2016 |Comments Off

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